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Frais d’agence et frais de notaire : qui paie quoi lors d’un achat immobilier ?

Calculette et stylo poses sur contrat ouvert

Sur une annonce affichée à 250 000 €, le prix ne dit pas tout ce que l’acheteur devra sortir de sa poche. Entre les frais d’agence, les frais de notaire et les frais annexes liés au prêt, la facture finale grimpe vite. Voici qui règle quoi, selon quelle base de calcul, et comment anticiper son apport personnel.

Frais d’agence et frais de notaire : qui paie quoi ?

La réponse tient en deux lignes. Les honoraires d’agence sont en principe à la charge du vendeur, sauf si le mandat de vente prévoit qu’ils reviennent à l’acquéreur. Les frais de notaire, eux, sont toujours payés par l’acquéreur.

Poste Qui paie ? Ordre de grandeur
Frais d’agence (honoraires) Vendeur en général, acquéreur si le mandat le précise 3 à 10 %, souvent 4 à 5 % du prix
Frais de notaire dans l’ancien Acquéreur 7 à 8 % du prix
Frais de notaire réduits dans le neuf Acquéreur 2 à 3 % du prix
Garantie et dossier de prêt Acquéreur Variable selon la banque et le montant emprunté

Les frais d’agence immobilière : montant, répartition et négociation

Les frais d’agence sont librement fixés par chaque professionnel. Ils doivent figurer clairement dans l’annonce et dans le mandat de vente, avec la mention de la partie qui les règle. Sur le marché résidentiel, la fourchette observée va de 3 à 10 % du prix, avec un usage courant autour de 4 à 5 %.

Sur un bien vendu 300 000 €, une commission de 5 % représente 15 000 € et une commission de 4 % revient à 12 000 €. L’écart paraît modeste en pourcentage, mais il pèse lourd en valeur absolue.

Quand l’annonce indique « charge vendeur », l’acquéreur ne règle rien à l’agence : la commission est prélevée sur le prix de vente. Quand elle indique « charge acquéreur », il verse les honoraires en plus du prix net vendeur. C’est le mandat qui fait foi, et il est donc utile de le relire ou de demander à l’agent ce qu’il prévoit.

La négociation est possible, mais elle se joue d’abord entre le vendeur et l’agence au moment de signer le mandat. L’acheteur, lui, négocie plus souvent le prix global. Une baisse du prix FAI diminue mécaniquement les honoraires proportionnels et, indirectement, les frais de notaire.

Les frais de notaire : calcul et différence entre ancien et neuf

Mains signant un dossier sur bureau en bois

Le terme « frais de notaire » est trompeur : l’essentiel ne revient pas au notaire. Ils regroupent les droits de mutation (aussi appelés taxe de publicité foncière), reversés à l’État et aux collectivités, les débours (sommes avancées par le notaire pour obtenir des documents et payer des organismes) et les émoluments du notaire, c’est-à-dire sa rémunération selon un barème réglementé.

Dans l’ancien, les droits de mutation représentent environ 5,8 % du prix dans la plupart des départements. Avec les émoluments, qui avoisinent 1 % après application du barème dégressif, et les débours, on arrive à 7 à 8 % du prix. Dans le neuf, les droits sont fortement réduits, d’où des frais de notaire réduits de l’ordre de 2 à 3 %.

Pour estimer rapidement son budget, il suffit de multiplier le prix de l’acte de vente par 0,075 dans l’ancien, ou par 0,025 dans le neuf. Le montant exact sera confirmé par le notaire, mais cette règle donne une première idée fiable.

Prix FAI ou prix net vendeur : l’impact sur les frais de notaire

Le prix FAI (frais d’agence inclus) est celui que paie l’acheteur quand les honoraires sont à la charge du vendeur. Le prix net vendeur est la somme que le vendeur encaisse réellement, une fois la commission déduite. Les deux notions sont liées, car la base de calcul des frais de notaire est le prix inscrit dans l’acte de vente.

Si les honoraires sont en charge vendeur, ils sont compris dans le prix de l’acte, et les droits de mutation s’appliquent sur le prix FAI. Si les honoraires sont en charge acquéreur, ils sont réglés à part et l’acte mentionne le prix net vendeur, ce qui réduit légèrement la base taxable.

Exemple chiffré comparatif

Prenons un bien affiché 250 000 € FAI, avec des honoraires de 5 % calculés sur le prix net vendeur, soit 238 095 € net vendeur et environ 11 905 € de commission. Les frais de notaire sont estimés à 7,5 % dans l’ancien.

Cas Prix de l’acte Frais de notaire (7,5 %) Coût total acheteur
Honoraires en charge vendeur 250 000 € 18 750 € 268 750 €
Honoraires en charge acquéreur 238 095 € 17 857 € 267 857 € (dont 11 905 € d’honoraires)

893 € d’écart sur un bien à 250 000 €

Dans cet exemple, basculer les honoraires en charge acquéreur fait baisser la base taxable de 11 905 €, soit 893 € de frais de notaire en moins. Le gain reste limité, mais il montre que le mode de répartition de la commission n’est pas neutre pour le budget final.

Dans les deux cas, le coût total pour l’acheteur reste proche, car la commission est payée d’une façon ou d’une autre. Ce qui change, c’est la ligne de dépense : ce que l’on finance par le prêt immobilier et ce qu’il faut sortir en liquidités.

Autres frais à anticiper lors de l’achat

Les frais d’agence et les frais de notaire ne sont pas les seuls postes. La banque demande une garantie du prêt, qui prend la forme d’une caution, d’une hypothèque ou d’un privilège de prêteur de deniers. Ces frais de garantie représentent souvent entre 1 et 2 % du capital emprunté, et la caution est généralement moins coûteuse que l’hypothèque.

S’ajoutent les frais de dossier bancaires, qui se chiffrent en centaines d’euros, parfois des frais de courtier, puis l’assurance emprunteur. Il faut aussi prévoir le déménagement, les éventuels travaux, et l’équipement du logement (cuisine, électroménager).

Conseils pour bien budgéter son acquisition

Calculatrice et pile de billets sur bureau en bois

Une règle simple consiste à compter 8 % du prix en plus dans l’ancien, et 3 à 4 % dans le neuf, pour couvrir les frais de notaire et les frais annexes. Sur 250 000 €, cela fait donc une vingtaine de milliers d’euros à trouver avant même de parler de travaux.

Les banques financent rarement ces frais : elles attendent donc un apport personnel qui couvre au minimum les frais de notaire. Mieux vaut le vérifier tôt, avant de se positionner sur un bien, en demandant une simulation à sa banque ou à un courtier.

  • Lire le mandat de vente pour savoir si les honoraires sont en charge vendeur ou acquéreur.
  • Comparer les annonces sur la base du prix FAI et du prix net vendeur.
  • Estimer les frais de notaire sur le prix de l’acte, avec le taux ancien ou neuf.
  • Ajouter les frais de garantie, de dossier et les travaux prévus.
  • Garder une réserve de trésorerie pour les imprévus des premiers mois.

Avec ces repères, le prix affiché n’est plus qu’un point de départ. Le budget réel se construit en additionnant le prix de l’acte, les frais de notaire, les honoraires s’ils sont à votre charge, et le coût du financement.

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Article publié par la rédaction de Guide De La Maison.

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